Critique : Hello Again

Hello Again n’est tant un musical qu’un cycle de chansons quelques peux disparates, en dix scènes, dans lesquelles dix interprètes explorent le couple dans diverses combinaisons.

Inspiré par la pièce du théâtre La Ronde d’Arthur Schnitzler, les chansons et les scènes de Michael John LaChiusa nous invitent à voir des contrastes et des parallèles entre les divers ébats sexuels des personnages se succédant. C’est une œuvre très sensuelle avec aussi un côté cru, assez rare dans les musicals, plus que la version filmée, avec en autre Audra Mac Donald, a bien su développer. 

Deux hommes faisant l’amour à bord du Titanic en train de sombrer, un soldat succombant sur une prostituée en 1900, et une actrice qui fréquent un sénateur en 1995, font partie des moments d’une histoire que couvre la totalité du 20ème siècle.

Des interprètes très talentueux se succèdent devant nos yeux :Grace Roberts, en particulier , chante avec une chaleur et une maîtrise formidable le role la Jeune Épouse.

Amy Parker apporte une conviction sardonique à l’Actrice et j’ai aimé Keith Merrill dans le rôle du Mari dictatorial qui séduit ensuite le Jeune Homme (Phillip Murch), bien que j’avais préféré l’interprétation plus osée de l’acteur qui joua ce dernier dans la précédente production Londonienne de cette œuvre. 

La musique de Michael John La Chiusa, (aussi actuellement représenté à Londres avec l’excellente Queen of the Mist au Charing Cross Theatre jusqu’à fin septembre) est basée sur des motifs.  Elle peut paraître répétitive et elle fournit trop rarement cette chose que l’on peut qualifier de mélodie, bien qu’elle soit assez superbement bien jouée par le groupe de trois musiciens sur scène.

Paul Callen à joué beaucoup sur la fumée pour souligner les diverses ambiances et le travail de la chorégraphe Geneviève Leeney, plus proche de la danse contemporaine que du jazz de Broadway contribue à donner à cette œuvre un climat particulier et unique. 

À l’instar de Sondheim qui ouvra cette voie avec Sunday in the Park with George, on peut reconnaître à La Chuisa d’avoir l’audace de s’aventurer hors des sentiers battus. 

Sa Wild Party, montée à l’Other Palace il y a un an et demi est par contre une œuvre plus aboutit, aussi bien au niveau de la dramaturgie que de l’écriture musicale. 

La prochaine production du génial Union Theatre sera beaucoup plus traditionnelle puisqu’il s’agira de Gentlemen prefer Blondes, avec la partition enlevée du grand Jule Styne (Gypsy, Funny Girl), qui fut immortalisé par Marilyn Monroe dans la version filmée de Howard Hughes qui élimine beaucoup de chansons. Ce sera l’occasion de re-découvrir à l’union du 2 au 26 octobre ! 

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